Communiqué – L’Ontario prolonge la fermeture des écoles et des services de garde d’enfants pour poursuivre la lutte contre la COVID-19

La province soutient la continuité de l’apprentissage avec la deuxième phase de l’initiative Apprendre à la maison

31 mars 2020 13h15

Cabinet du premier ministre

TORONTO ― En raison de l’évolution rapide de la pandémie de COVID-19, le gouvernement de l’Ontario a annoncé que les écoles et les garderies de la province resteront fermées afin de protéger la santé et la sécurité des élèves et du personnel. Cette décision se fonde sur les conseils du médecin hygiéniste en chef de l’Ontario.

Le premier ministre Doug Ford était accompagné aujourd’hui du ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, du ministre des Collèges et Universités, Ross Romano, et de la vice-première ministre et ministre de la Santé, Christine Elliott, pour faire cette annonce.

Afin d’assurer la continuité de l’apprentissage, le gouvernement lance la deuxième phase de l’initiative Apprendre à la maison, développée en collaboration avec des partenaires du secteur de l’éducation. Ce faisant, la province offre davantage de clarté aux parents, améliore le soutien en éducation et crée des possibilités de communication entre les élèves et le personnel enseignant.

« La décision de prolonger la fermeture des écoles n’a pas été prise à la légère. Nous savons, grâce aux experts médicaux, que les deux prochaines semaines seront cruciales dans la lutte contre la COVID-19. C’est pourquoi nous prenons des mesures supplémentaires pour assurer la sécurité et la santé des enfants de l’Ontario en leur permettant de rester chez eux, a déclaré le premier ministre Ford. Mais nous ne voulons pas que ces mesures compromettent leur réussite scolaire. C’est pourquoi nous mettons à leur disposition des outils supplémentaires pour qu’ils puissent apprendre à la maison. De cette manière, les élèves de la maternelle à la 12e année de même que les étudiants et étudiantes de niveau postsecondaire pourront terminer leur année scolaire et accumuler les crédits nécessaires pour obtenir leur diplôme. »

Les écoles publiques resteront fermées au personnel enseignant jusqu’au vendredi 1er mai 2020 et aux élèves jusqu’au lundi 4 mai 2020. À l’approche de ces dates, la décision sera réévaluée en fonction des recommandations les plus récentes en matière de santé publique. La fermeture sera prolongée au besoin, afin de protéger la santé et la sécurité des élèves, des familles et du personnel. Les écoles privées, les garderies agréées et les centres ON y va resteront également fermés jusqu’au 13 avril, conformément à la déclaration de situation d’urgence, en vertu de laquelle la prolongation de la fermeture ne peut se faire que par périodes de 14 jours. Les garderies désignées qui soutiennent les travailleurs et travailleuses de la santé de première ligne et les premiers intervenants resteront ouvertes.

Comme annoncé précédemment, aucun élève de la province ne verra ses chances d’obtenir un diplôme compromises par la situation actuelle. Le ministère de l’Éducation continue de collaborer avec le ministère des Collèges et Universités afin de s’assurer qu’aucun obstacle n’entravera l’accès des élèves à l’éducation postsecondaire.

« Nous faisons tout le nécessaire pour protéger les élèves face à la COVID-19. C’est pourquoi nous prolongeons la période de fermeture des écoles et mettons en place un programme d’apprentissage à domicile dirigé par des enseignants, a expliqué le ministre Lecce. En offrant davantage de clarté aux parents, en renforçant le soutien aux élèves et en favorisant la relation entre élèves et enseignants, nous nous assurons que les enfants de l’Ontario peuvent continuer d’apprendre en toute sécurité, tout en leur donnant un sentiment de stabilité et un peu d’espoir en ces moments difficiles. »

La deuxième phase de l’initiative Apprendre à la maison est orientée sur une série d’objectifs éducatifs, parmi lesquels :

  • Renouer les liens entre les élèves et les enseignants et autres membres du personnel scolaire, y compris les travailleurs de la santé mentale;
  • Rétablir l’apprentissage dirigé par les enseignants, en regroupant les élèves et selon les modalités suivantes :
    • De la maternelle à la 3e année : 5 heures de travail par élève par semaine (apprentissage axé sur l’alphabétisation et les mathématiques);
    • De la 4e à la 6e année : 5 heures de travail par élève par semaine (apprentissage axé sur l’alphabétisation, les mathématiques, les sciences et les études sociales);
    • De la 7e à la 8e année : 10 heures de travail par élève par semaine (apprentissage axé sur les mathématiques, l’alphabétisation, les sciences et les études sociales);
    • De la 9e à la 12e année : pour les étudiants soumis au régime des semestres, 3 heures de travail par cours par semaine; pour les étudiants non soumis au régime des semestres, 1,5 heure de travail par cours par semaine (apprentissage axé sur l’obtention de crédits, la réussite des cours et l’accès au diplôme).
  • Tirer parti des ressources numériques et définir d’autres moyens d’interaction entre élèves et enseignants, notamment par téléphone et par courrier;
  • Élaborer un programme de formation à l’intention des éducateurs afin de les aider à enseigner sur les canaux numériques;
  • Assurer la remise des bulletins de notes à tous les élèves;
  • Donner la priorité aux élèves qui s’apprêtent à terminer leurs études afin de les soutenir jusqu’à l’obtention de leur diplôme;
  • Organiser la distribution des ordinateurs portables et autres appareils des écoles selon les besoins, tout en respectant les directives en matière de santé publique;
  • Maintenir une attitude réceptive aux demandes des partenaires de la santé et communautaires;
  • Établir officiellement des groupes de travail sur la COVID-19 en partenariat avec les syndicats du secteur de l’éducation afin de favoriser la collaboration, de partager des idées et de trouver des solutions pour soutenir les élèves.

« Notre gouvernement prend des mesures sans précédent pour endiguer la propagation de la COVID-19, a souligné la vice-première ministre et ministre de la Santé, Christine Elliott. Il est essentiel que chaque Ontarien continue à faire sa part en respectant l’écart sanitaire. Restez chez vous autant que possible et gardez vos distances avec autrui si vous devez sortir. Je le répète : restez chez vous, restez en santé. Des vies en dépendent. »

Le 21 mars dernier, l’Ontario a lancé L’Ontario, ensemble, un site Web qui aide les entreprises et les organismes à travailler avec la province pour relever les défis suscités par la COVID-19. Le gouvernement tirera parti de partenariats avec le secteur des télécommunications afin de fournir des solutions innovantes, peu coûteuses et hautement efficaces pour résoudre les problèmes d’équité auxquels sont confrontés certains élèves ontariens. Par le biais de cette initiative, le ministère de l’Éducation a lancé un appel de propositions de solutions pour favoriser l’apprentissage axées sur :

  • des ressources et des outils d’apprentissage gratuits ou à faible coût à l’intention des élèves, des parents et des éducateurs;
  • l’accès à des appareils comme les ordinateurs, les tablettes et les bornes Wi-Fi portables pour les familles qui en ont besoin;
  • tout autre idée, bien ou service qui pourrait, par exemple, contribuer à offrir un soutien en santé mentale ou un soutien aux élèves ayant des besoins particuliers en matière d’éducation.

Faits en bref

  • Des ressources en anglais et en français continueront d’être ajoutées fréquemment à la plateforme Apprendre à la maison / Learn at Home afin que celles et ceux qui l’utilisent puissent disposer de contenu nouveau et intéressant tout au long de la crise. Les ajouts récents comprennent des ressources d’apprentissage supplémentaires axées sur les STIM, créées par des parties prenantes, et du contenu pour les parents axé sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture à leur enfant.
  • La plateforme compte à l’heure actuelle 36 cours de haute qualité offerts en anglais et 47 autres offerts en français. Ces ressources destinées aux élèves du secondaire aideront ces derniers à réviser, à rafraîchir leurs connaissances et à poursuivre leur apprentissage de manière autonome.
  • TVO Kids propose tout au long de la journée des programmes éducatifs en anglais pour les enfants d’âge scolaire. Consultez ici leur programme de diffusion. TFO offre également une gamme de programmes éducatifs en français tout au long de la journée. L’horaire de diffusion de ces programmes est disponible ici.
  • Mathify est une plateforme qui propose aux élèves de la 6e à la 10e année une aide aux devoirs en temps réel, fournie par des enseignants agréés, six jours sur sept, y compris en semaine de 9 h à 21 h (heure de l’Est).
  • Eurêka! est un autre programme en ligne d’aide à l’apprentissage qui soutient les élèves des écoles de langue française de la 1re à la 12e année dans leur cheminement, notamment grâce à l’aide aux devoirs.

Ressources additionnelles

  • Apprendre à la maison
  • Consultez le site Web de l’Ontario pour en savoir plus sur la façon dont la province continue à protéger la population ontarienne de la COVID-19.

Renseignements pour les médias

L’interactivité dans les cours en ligne en mode asynchrone

Publié le 3 avril 2019 | Multidisciplinaire – Profweb

Catherine Rhéaume Contacter
Éditrice, Profweb

Comment susciter l’engagement des étudiants dans un cours en ligne? Comment faire en sorte qu’un cours en ligne ne soit pas, pour l’étudiant, que l’équivalent de la lecture d’un recueil de textes ou le visionnement passif d’une série de vidéos?

Le 7 mars 2019, j’ai participé à une table d’échanges organisée en ligne par le Réseau francophone d’enseignement à distance (REFAD), table qui portait sur les stratégies pour accroître l’interactivité des cours en ligne. Il y a surtout été question des cours en mode synchrone et j’ai consacré 2 autres textes à cet aspect de l’activité:

Toutefois, ici, en m’inspirant d’éléments abordés lors de la table d’échanges qui concernaient les cours en mode asynchrone, je fais quelques suggestions d’outils pouvant être utiles pour incorporer un peu d’interactivité dans un cours asynchrone.

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L’enregistrement de la table d’échange organisée par le REFAD – Stratégies pour accroître l’interactivité dans des cours en ligne

Rendre des vidéos interactives

François Dallaire et Lise Chovino, du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDÉACF), ont proposé d’utiliser un outil comme H5P (un logiciel libre) pour rendre des vidéos interactives. Il a déjà été question de H5P dans Profweb.

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Un exemple d’une vidéo enrichie avec H5P. Regardez la vidéo, voyez les annotations et répondez aux questions qui vous seront posées!

On peut également rendre des vidéos interactives avec EdPuzzleVideoAnt ou VideoNot.es, par exemple. Il a été question de ces 3 outils dans un article paru dans Profweb, et l’enseignant de chimie Basile Tchize a présenté son expérience avec EdPuzzle dans un récit. Une autre activité de la Semaine de la formation à distance 2019 du FADIO a porté spécifiquement sur EdPuzzle et VideoAnt.

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Présentation de Jean Desjardins, conseiller pédagogique au Collège Sainte-Anne et au Collégial international Sainte-Anne, et Audrey-Anne Ross, enseignante au niveau secondaire à Sainte-Anne, dans le cadre de la Semaine de la formation à distance 2019 organisée par le FADIO. Il est question d’EdPuzzle pendant la première moitié de la présentation, et de VideoAnt dans la deuxième partie.

Une communauté en vidéo

Pour susciter des interactions entre les étudiants dans un cours asynchrone, le forum de discussion est un outil qui a fait ses preuves.

Pour pousser le concept plus loin, pourquoi ne pas essayer un forum de discussion vidéoFlipgrid est un outil gratuit conçu pour ça : les étudiants enregistrent en vidéo leurs réponses à des questions ou leurs contributions à des discussions, et peuvent voir les réponses de leurs pairs et y réagir.

Collaboration entre étudiants

Pour susciter les interactions en mode asynchrone, les participants de la table d’échanges du REFAD ont évoqué qu’on pourrait aussi, entre autres, demander aux étudiants de collaborer dans un wiki ou un document collaboratif (un document Google ou un document sur Framapad, par exemple). Une autre option, trouvée dans une banque d’activités d’enseignement-apprentissage à distance montée à l’Université Lavalun blogue collectif.

Pour aller plus loin

Si le sujet vous intéresse, je vous recommande un texte que j’ai écrit après avoir assisté à une activité organisée dans le cadre de la Semaine de la formation à distance 2018 du FADIO, une table d’échanges sur les pratiques dynamiques en formation à distance (tant en mode synchrone qu’en mode asynchrone).

Consultez également le rapport publié par le REFAD et le CDÉACF au sujet de stratégies pour accroître l’interactivité des cours en ligne.

Enseignez-vous en mode asynchrone? Faites-vous en sorte de susciter des interactions entre vos étudiants et vous ou chez les étudiants entre eux? Dites-nous comment vous vous y prenez dans les commentaires!

À propos de l’auteure

Catherine Rhéaume Elle est éditrice et rédactrice pour Profweb depuis 2013. Elle est également enseignante de physique au Cégep Limoilou et chargée de cours pour les cours compensateurs à l’Université Laval. Son travail pour Profweb l’amène tout naturellement à s’intéresser à la technopédagogie et à tenter d’innover dans son enseignement.

Bases de Réseau Enseignants

www.reseauenseignants.com
www.facebook.com/alloenseignants

C’est quoi Réseau Enseignants?

Réseau Enseignants est une plateforme internet permettant aux enseignants de collaborer, d’échanger et de s’informer. Elle permet à tous d’accéder à toute heure et de partout aux meilleures ressources pédagogiques gratuites.

La technologie et Réseau Enseignants

La technologie a toujours contribué à améliorer notre qualité de vie tout en nous facilitant la tâche. Le monde de l’éducation n’en n’est pas épargné. Un des buts de Réseau Enseignants est de confronter les nouvelles technologies de l’information et de la communication au quotidien de l’enseignant afin de faciliter sa tâche tout en apportant une valeur ajoutée.

Nous voulons aussi être la tribune de présentation des récentes percées technologies en enseignement. Il s’agit dans ce contexte de présenter des applications gratuites parfois méconnues mais dont l’efficacité n’est plus à démontrer. C’est un moyen pour outiller l’enseignant du 21e siècle en proie à un tourbillon technologique sans limites.

Des ressources de choix organisées

Réseau Enseignants se veut une plate-forme globale qui permet d’orienter l’enseignant vers des ressources internet adéquates, facilement accessibles en fonction de son objectif. En effet, il y a des milliers de ressources éparpillées sur internet et certaines sont virtuellement inaccessibles et non exploitées. Avec l’expertise d’un enseignant, il est plus facile de repérer et d’organiser les ressources selon les besoins de la profession.

Notre site permet de transcender les regroupements par régions, par conseils, par affinités et établir des regroupements logiques basées essentiellement sur les besoins professionnels. C’est ainsi que Réseau Enseignants offre aux enseignants la possibilité de se regrouper par niveau et par matière ou dans des forums pas cycle.

Partage et collaboration

Dans l’enseignement, la collaboration est une valeur de plus en plus mise en exergue. Réseau Enseignants par le biais des regroupements offre un environnement de partage de ressources et d’informations aux professionnels de l’éducation. Les enseignants aux expériences diverses contribuent aux bases de données mises en place, qui deviennent des sources de ressources permanentes qui s’améliorent de façon dynamique. L’accent est mis sur la qualité des ressources afin de donner aux enseignants directement ce dont ils cherchent.  L’internet peut servir de levier pour tout le monde. On a de moins en moins besoin d’investir du temps dans la conception car il y a quelqu’un quelque part qui l’a probablement déjà fait. Cet argument a plus de poids pour les enseignants qui travaillent avec plusieurs niveaux. On voit encore de nombreux enseignants bourrés d’expérience aller à la retraite avec pleines de ressources accumulées au courant de leur carrière. Ces ressources disparaissent à jamais quand il n’y a pas un espace de partage.

De nos jours, de plus en plus de personnes se tournent vers Facebook pour socialiser. Réseau Enseignants offre un espace de socialisation dédié aux enseignants partageant les mêmes intérêts et besoins.

En définitive …

Il s’agit essentiellement de mettre à la disposition de la grande majorité et pour toujours des ressources exploitées par une faible minorité pendant un temps limité. Réseau Enseignants peut pour ainsi dire devenir un patrimoine collectif d’archivage des ressources utiles aux nouveaux enseignants.

COVID-19 : toutes les écoles ontariennes fermées du 14 mars au 5 avril

Salle de classe vide

(archives)

PHOTO : RADIO-CANADA / ANNE-LOUISE DESPATIE

Radio-Canada2020-03-12 | Mis à jour le 13 mars 2020

Devant l’avancée de la pandémie de coronavirus, toutes les écoles financées par les fonds publics resteront fermées par arrêté ministériel du 14 mars au 5 avril inclusivement.

C’est à la suite de la recommandation du médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, le Dr David Williams, et des experts de la table de commandement COVID-19 que le ministre de l’Éducation a émis une ordonnance ministérielle pour fermer toutes les écoles de la province non seulement durant la semaine de relâche qui s’amorce vendredi, mais aussi pour les deux semaines subséquentes.

La mesure touche toutes les écoles élémentaires et secondaires de l’Ontario.

Le décret à cet effet a été approuvé par la lieutenante-gouverneure de l’Ontario.

« Nous reconnaissons l’impact significatif que cette décision aura sur les familles, les élèves, les écoles, ainsi que sur la communauté au sens large, mais cette précaution est nécessaire pour assurer la sécurité des personnes », déclare le gouvernement ontarien par voie de communiqué.

Près de deux millions d’élèves sont scolarisés en Ontario, de la maternelle à la 12e année.

Des garderies fermées

Les garderies situées dans les écoles des conseils Viamonde et MonAvenir dans le Sud de l’Ontario sont ouvertes vendredi le 13 mars, mais elles seront fermées du 14 mars au 5 avril inclusivement.

Nous nous assurerons que les établissements scolaires ainsi que les autobus soient désinfectés avant d’autoriser le retour des élèves, a précisé Viamonde dans une lettre adressée aux parents d’élèves.

Les enseignants franco-ontariens intensifient leurs moyens de pression

Rémi Sabourin, le président de l'AEFO, annonce une grève du zèle.

Rémi Sabourin, le président de l’AEFO, annonce une grève du zèle.
PHOTO : RADIO-CANADA

Radio-Canada
Publié le 23 janvier 2020

L’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) compte intensifier ses moyens de pression dès le 28 janvier.

Selon un communiqué rendu public par le président de l’AEFO Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens Rémi Sabourin, le syndicat indique vouloir passer à la phase 2 de ses moyens de pression.

Rémi Sabourin estime que cette intensification des moyens de pression se fait en raison des attaques envers les droits et les acquis des membres et des coupes touchant les conditions d’apprentissage des élèves.

Le syndicat qui représente environ 12 000 enseignants francophones en Ontario mène présentement une grève du zèle qui affecte les tâches administratives qu’effectuent les enseignants à l’école.

L’AEFO Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens indique qu’elle mettra en ligne les nouvelles consignes encadrant la grève du zèle vendredi à 10 h.

Une formation accélérée pour pallier la pénurie d’enseignants

Marco Fortier
25 septembre 2019
Éducation

L’Institut du Québec déplore l’absence de planification au ministère de l’Éducation.

Pour venir à bout de l’importante pénurie d’enseignants et pour valoriser cette profession mal aimée, Québec doit créer un programme de maîtrise accélérée de 12 mois menant à un brevet d’enseignement au secondaire.

Cette proposition est inspirée des meilleurs systèmes scolaires dans le monde — ceux de Singapour, de la Finlande, des Pays-Bas et de l’Ontario —, fait valoir l’Institut du Québec dans une nouvelle étude obtenue par Le Devoir. Les chercheurs de l’Institut recommandent aussi de mieux encadrer les jeunes enseignants, pour éviter qu’ils désertent la profession, et constatent un manque de vision et de planification du ministère de l’Éducation.

« Notre étude porte sur la qualité de l’enseignement, parce que la recherche démontre que c’est le facteur le plus important dans la réussite des élèves », dit Mia Homsy, directrice générale de l’Institut du Québec.

« Lorsqu’il est question de la performance des élèves en lecture et en mathématiques, l’impact des enseignants s’avère deux à trois fois plus important que tout autre facteur scolaire. Les enseignants font une différence plus importante que les écoles, et leur impact est particulièrement prononcé dans le cas des élèves issus de milieux défavorisés », précise le rapport de 40 pages, qui sera dévoilé mercredi.

D’abord un premier diplôme

Les pays les plus « performants » en éducation forment des profs qui ont d’abord un diplôme universitaire dans une discipline enseignée au secondaire (français, mathématiques, histoire, et ainsi de suite), explique l’étude. Ces enseignants ayant une base solide dans leur domaine obtiennent leur brevet après avoir fait une maîtrise en éducation qui leur donne des compétences en pédagogie.

Le Québec offre une « maîtrise qualifiante » qui permet aux gens détenant un baccalauréat d’enseigner leur discipline au secondaire, mais cette formation dure une éternité — généralement quatre années à temps partiel, déplorent les chercheurs de l’Institut du Québec. La voie normale pour accéder à la profession est le baccalauréat de quatre ans en enseignement, assorti de quatre stages totalisant 700 heures.

« La mise en place d’une maîtrise de 12 mois offerte aux diplômés universitaires permettrait d’attirer davantage de candidats. Ça aiderait à lutter contre la pénurie d’enseignants, qui va s’aggraver au secondaire dans les prochaines années », souligne Mia Homsy.

Remplacements d’urgence

Le manque de suppléants donne des maux de tête aux gestionnaires scolaires, rappelle l’Institut du Québec. Le recours aux « remplacements d’urgence » — qui consiste à demander à un enseignant permanent d’effectuer un remplacement de courte durée dans une autre classe de la même école — a bondi depuis trois ans : à la Commission scolaire de Laval, le nombre de périodes de dépannage a bondi de 317 à 2812 entre l’année 2015-2016 et le 31 mai 2019 (une augmentation de 787 %). À la Commission scolaire de Montréal, le nombre d’heures de dépannage a presque doublé au cours de la même période, en passant de 6700 heures à plus de 12 000 heures.

Les auteurs de l’étude déplorent aussi le manque de suivi et de planification du ministère de l’Éducation au sujet de la qualité des programmes. « Le ministère ne semble pas assumer son rôle et lance la balle aux commissions scolaires. Ça fait un an et demi qu’on essaie de savoir combien il manque d’enseignants ! On gère à vue, sans évaluation des principaux programmes », dit Mia Homsy.

Des milliers de personnes dénoncent les compressions du gouvernement Ford en éducation

Publié le samedi 6 avril 2019 à 10 h 04
Mis à jour le samedi 6 avril 2019 à 15 h 33

Radio-Canada

Des milliers d’enseignants, de parents et d’élèves de partout en Ontario convergent vers Queen’s Park pour défendre l’éducation publique en Ontario.

Le mouvement de protestation contre le gouvernement Ford s’organise pour dénoncer le plan du gouvernement progressiste-conservateur qui prévoit l’abolition de 3475 postes d’enseignants dans la province d’ici 2022-2023.

Cinq syndicats d’enseignants et plusieurs organismes communautaires ont organisé ce rassemblement.

Certains manifestants ont fait la route depuis les régions d’Ottawa, de Sudbury, de Windsor et de Cornwall pour participer à l’événement. Plus de 170 autobus sont venus des quatre coins de la province.

Des manifestants

Certains manifestants ont fait la route des régions d’Ottawa, de Sudbury de Windsor et de Cornwall pour participer à l’événement. Photo : Radio-Canada

Les abolitions de postes annoncées sont liées à une augmentation du nombre d’élèves par classe de la 4e à la 12e année, et permettraient au gouvernement d’épargner 292 millions de dollars annuellement d’ici quatre ans.

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Philippe de Montigny@philippedemo

Le syndicat @AEFO_ON_CA estime que les écoles secondaires francophones perdront 300 postes d’enseignants d’ici 4 ans – les syndiqués ont lancé la campagne #EnsemblePourAgir #onpoli #onted #onfr #onrc1813:18 – 6 avr. 2019Voir les autres Tweets de Philippe de MontignyInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Christine Smith, enseignante en anglais, langue seconde à Kitchener, craint l’augmentation du nombre d’élèves par salle de classe.J’ai besoin de personnaliser l’enseignement pour chaque élève de ma classe d’anglais langue seconde.

Je n’aurai plus autant de temps avec les élèves pour m’assurer qu’ils comprennent bien la matière. Christine Smith, enseignante en anglais langue seconde

Des manifestants

Des milliers de personnes dénoncent la réforme en éducation du gouvernement de Doug Ford. Photo : Radio-Canada

Même son de cloche pour sa consoeur Maryssa White, qui a fait la route de Woodstock. Nos classes ne sont même pas bâties pour accueillir plus d’élèves.

Sur Twitter, le premier ministre Doug Ford a affirmé que son gouvernement ne se laisserait pas distraire par ces manifestants. Les réformes [sont] nécessaires pour créer un système d’éducation durable et de calibre mondial, peut-on lire dans son gazouillis.

Si vous coupez dans le milieu de l’éducation, je ne comprends pas en quoi on peut penser que cela pourrait être bénéfique pour nos enfants, rétorque Maryssa White.

Un document gouvernemental précise que ces coupes doivent se faire sous forme de départs volontaires et de départs à la retraite.

Les conservateurs ont toujours affirmé qu’aucun enseignant ne perdrait son emploi. Les critiques accusent le gouvernement de jouer sur les mots.

La cheffe du Nouveau Parti démocratique de l’Ontario, Andrea Horwath, a vivement dénoncé les réformes samedi, aux côtés de nombreux députés de son caucus.Voir l’image sur Twitter

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Philippe de Montigny@philippedemo

« Nous sommes ici pour dire NON […] nos élèves ne devraient pas avoir à défiler dans les rues pour se battre pour leur éducation » lance la cheffe du NPD @AndreaHorwath, accompagnée de nombreux députés de son caucus #onpoli #onted #onrc312:55 – 6 avr. 2019 · Legislative Assembly of OntarioVoir les autres Tweets de Philippe de MontignyInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Déjà, des milliers d’élèves ontariens se sont mobilisés jeudi contre les réformes en matière d’éducation.